jeudi 7 novembre 2019

Conseil communal de Comines-Warneton nov 2019

IPP en baisse, taxe déchets en hausse
Le changement de majorité a donné lieu à des réajustements taxatoires, mais les modifications sont assez légères.
Ce lundi, le menu du conseil communal de Comines-Warneton était pour le moins copieux, puisque les élus se sont attaqués aux taxes 2020-2025. Huis clos compris, le débat a duré quatre heures, dans un climat bien plus constructif que lors de la dernière rencontre. La plupart des taxes ont d’ailleurs été votées à l’unanimité.
Retenons deux mesures qui impactent la plupart des citoyens: la légère baisse de l’impôt des personnes physiques et la hausse des taxes sur les poubelles.
De 8% à 7,80%
Dans un premier temps, le grand argentier, Didier Soete, qui avait visiblement potassé le sujet, a présenté le cadre général avant de revenir plus en détail sur chaque taxe, avec des justifications.
La baisse de l’IPP fait partie du programme de la tripartite. «Pour 2020, nous allons baisser l’IPP de 8 à 7,80 %. Le manque à gagner a été calculé à 100 000€. Les effets se feront sentir fin 2021. Le taux pourrait être adapté en cours de législature en fonction des résultats budgétaires. C’est un geste vis-à-vis de nos citoyens, qui ont de plus en plus de mal à nouer les deux bouts.»
Le PS David Werquin, soutenu par Action, y voit un «coup médiatique pour avoir raison sur un point du programme. Cette baisse va servir aux gens qui ont les plus gros revenus». Et de sortir la calculette: «Sur les 10 994 foyers fiscaux de la commune, 14% ne paient pas d’impôts. Si on déclare 50 000€ de revenus en couple, cela fait une baisse de 19€; 31€ si on est isolé!»
Réponse de Didier Soete: «Les gens qui ont des gros revenus sont souvent indépendants et ils se constituent en société et ne sont donc pas soumis à l’IPP!»
Nos très chers déchets
Comme partout, l’heure est à la réflexion sur le poids financier de nos poubelles. L’intercommunale Ipalle va répercuter, par une hausse de 6,50€ par citoyen, l’explosion de la gestion des déchets. «Les causes sont multiples, a précisé Didier Soete. Les flux collectés dans les recyparcs sont passés de 17 types à 26, le coût des transports augmente, de même que le traitement des matières, comme le bois. Sans oublier la séparation des déchets organiques, avec la mise en place des Points d’Apports Volontaires.»
En comptant tous les postes, l’augmentation est estimée à 217 141€. Sachant que, depuis 2012, le taux de couverture du coût-vérité doit se situer entre 95 et 110 %, la marge est étroite!
Finalement, après de savants calculs, orchestrés notamment par David Kyriakidis et André Gobeyn, la tripartite a décidé d’augmenter la taxe, tout en maintenant le prix du sac-poubelle à 0,80€. «C’est un risque que nous prenons, a poursuivi l’échevin des Finances. Nous devrions couvrir 97% des coûts. Parallèlement, nous allons proposer des actions afin que la population diminue le poids des poubelles».
Concrètement, la taxe annuelle passe de 85 à 99€ pour une personne, de 105 à 138€ (2 à 3 personnes), 143€ (4 à 5) et 148€ (6 et plus). Les deux dernières catégories sont créées afin d’offrir une meilleure ventilation en fonction des réalités. Vote à l’unanimité.
Une marge de manœuvre très faible
Un certain nombre de taxes disparaissent, car elles rapportaient peu, mais d’autres sont alourdies. Au final…
Certaines taxes sont passées à la trappe, souvent par manque de rentabilité. Les taxes sur les chevaux (recettes de 4 300€), les piscines (10 000€), les terrains de tennis privés (500€), les frites et autres produits à emporter (6 750€) sont supprimées.
«Cette dernière étant discriminatoire vis-à-vis des autres commerces», a commenté Alice Leeuwerck.
D’autres sont inchangées comme le stationnement des zones bleues (20€), la taxe sur les immeubles bâtis inoccupés (150€/mètre courant; puis 195€ la deuxième année et 240€ les années suivantes).
Certaines sont en augmentation, comme la taxe sur la force motrice, qui passe de 11 à 15 kW/an, sachant que les 25 premiers kW sont exonérés. L’exploitation d’un club privé (casino, etc.) passe de 7 500 à 9 375€/an. La taxe sur les parcelles non bâties est doublée: de 25€ à 50€ par mètre courant, avec un maximum de 880€.
«Une volonté de répondre au manque de logements, a commenté Didier Soete. Même principe pour les secondes résidences, qui passent de 640 à 700€.
La taxe de séjour est fixée à 1,15€/jour au lieu de 0,90€, avec exonération pour les gîtes.»
«Chevalier Soete» a rangé son armure
Très en verve, David Werquin a fait remarquer que si certaines taxes baissent, d’autres augmentent ou ont été créées. «Il est loin le temps de l’opposition où «Chevalier Soete» nous avait exhortés à défier les autorités wallonnes pour ne pas augmenter les centimes additionnels de 2500 à 2600. Le chevalier Soete a rangé son armure face aux chiffres! Il s’est résolu à suivre les autorités pour ne pas grever le budget.»
Marie-France PHILIPPO - L'Avenir


dimanche 20 octobre 2019

Une année pour Ensemble, Ecolo et MCI

Le 19 octobre 2019. Un an déjà.
Il y a tout juste une année que Ensemble, Ecolo et MCI ont conclu un accord afin d’additionner leurs talents au service de notre commune. Voilà un anniversaire dont il nous tient à cœur de marquer l’importance.
Nous voulons vous partager ces quelques lignes pour vous dire que beaucoup de choses avancent, changent et se développent.
L’énergie, la volonté, la présence et la collaboration alimentent le puissant courant qui pousse vos élus au service de la Ville de Comines-Warneton et de ses habitants.
Cette influence se ressent dans tous les domaines. La gestion de notre ville se fait en équipe face aux flots de questions qui se posent journellement. Le travail des fonctionnaires conjugué à celui des politiques dans l’étude de nos projets est un gage de prudence, de bonne évaluation et de mise en œuvre.
Pour vous dire que la majorité travaille sur tous les fronts, voilà au pays du ruban quelques ouvrages sortis du métier et d’autres qu’on remettra dessus tant qu’il le faudra. Cette liste n’est donc pas du tout exhaustive.
1) Obtention de subsides pour créer des plaines de jeu.
2) Implication, mise en évidence et écoute des associations.
3) Contacts privilégiés avec les niveaux supra-communaux afin de faire aboutir de nombreux projets extrêmement importants…SPW, Fédéral, Province, Zone de secours, CGT,
4) Réussite du Beau Vélo de Ravel Transfrontalier avec la Ville d’Armentières.
5) Rénovation des logements d’urgence afin qu’ils répondent aux besoins d’utilité publique.
6) Réorganisation du magasin du dépôt communal. Mise en commun des compétences des personnels lors de développement de projets.
7) Restructuration du Vivre à Comines.
8) Soutien efficace à la SHCWR.
9) Rapatriement de l’office du tourisme à l’Hôtel de Ville.
10) Soutien logistique aux braderies.
11) Labellisation des cimetières.
12) Entretien et plantations de haies et d’arbres.

A tous moments, vous pouvez compter sur l’attention des Conseillers, des Échevins, de la Bourgmestre et des agents communaux.


mardi 17 septembre 2019

Ambiance électrique au conseil communal sept 2019

Ambiance électrique au conseil communal
Alors que la sérénité avait marqué les premiers conseils de la mandature, l’opposition s’est faite plus agressive. Et la majorité a répliqué!
Lundi, la séance du conseil a été plutôt mouvementée. Durant trois heures, hors huis clos, majorité et opposition se sont lancé des piques, avec des relents de vendetta.
Tout avait pourtant bien commencé avec le conseil de police dont le point principal était la présentation des comptes 2018. Adoptés à l’unanimité.
«C’est léger, très léger»
L’ambiance a monté d’un cran lors de la présentation par le directeur administratif Matthieu Wulstecke du Programme Stratégique Transversal. Au nom d’Action, Clémentine Vandenbroucke a envoyé une volée de bois vert, justifiant le vote négatif: absence de volet financier et de références aux programmes de la tripartite. Le socialiste David Werquin a «plussoyé»: «Rien de concret. C’est léger, très léger». S’en est suivie une heure de débat, épinglant dans un micmac, finances, écologie et politique politicienne.
«Vous nous avez pris pour des soûlots, des moins que rien»
L’électricité était dans l’air et le restera toute la soirée. Quand il a fallu désigner de nouveaux administrateurs au sein d’une ASBL et de deux commissions, suite à un arrêté de suspension du gouverneur, l’heure était au règlement de compte. En bref, des élus MCI avaient été choisis; ce que le parti ne pouvait pas prétendre. «Pourquoi le gouverneur a-t-il suspendu la désignation? s’est offusqué André Gobeyn. Parce que le président d’Action a déposé plainte. Vous vous attaquez au MCI pour le déstabiliser. C’est raté, parce qu’il est plus décidé que jamais à faire partie de la tripartite.» Le principal intéressé, David Kyriakidis, en rajoute une couche: «Vous nous avez pris pour des soûlots, des moins que rien. Dans la majorité actuelle, on ressent le respect, le dialogue et la réactivité. Ce que nous n’avions jamais perçu avec vous. Et cela vous fait mal parce qu’une bande de soûlots vous a jetés dehors!»
«Vous vous intéressez soudainement à l’école communale?»
En fin de séance, Jean-Baptiste Lindeboom s’est inquiété de l’école communale d’Houthem. La bourgmestre s’est réjouie qu’elle soit finalement sauvée, puisque 12 élèves sont inscrits. Là aussi les débats se sont envenimés. «Vous vous intéressez soudainement à l’école communale? a ironisé André Gobeyn. En 2013, Action n’a rien fait pour sauver l’implantation de Bas-Warneton.» Quant à Philippe Mouton, il est revenu sur son combat en faveur des petites écoles et sur l’histoire de la photocopieuse.
Charlotte Gruson s’est jetée dans la mêlée concernant la fermeture de la Belfius, dernière banque de Warneton. Ce même lundi, la bourgmestre a rencontré le directeur régional. En synthèse, il n’y aura pas de collaboration avec la Ville pour installer un distributeur, car c’est illégal. La banque permet à ses agents de se rendre à domicile. Là aussi, quelques échanges ont été peu courtois!
Même climat suite à une question sur le bilan financier de Gand-Wevelgem et du Beau Vélo de Ravel.
Pas d’hommage à Gilbert Deleu
Juste avant le huis clos, Marie-Eve Desbuquoit s’est étonnée qu’aucun hommage n’ait été rendu à Gilbert Deleu. «C’est pénible et déplaisant. Il faudrait lui dédier un endroit à son nom.» Éric Devos a répondu qu’une réflexion était en cours.
Marie-France PHILIPPO - L'Avenir

mercredi 19 juin 2019

Conseil communal de Comines-Warneton juin 2019

La majorité dévoile ses projets prioritaires


La majorité pointe 11 projets. Ploegsteert tire le gros lot avec la rénovation de la salle des sports et de la maison du directeur.
Le dernier conseil avant la trêve estivale a duré 2 h 30. La présentation du Plan d’Investissement Communal (P.I.C.) 2019-2021 a permis de découvrir les projets de la majorité. Le directeur administratif, Matthieu Wulsteke, qui remplace le regretté Didier Leterme, a passé en revue les onze projets. Subsidié à 60% par la Région, l’investissement pour la Ville atteint 707 807€.
La plaine de jeux de la Cité Geuten, à Comines, sera réhabilitée pour des travaux estimés à 100 000€. Laissée à l’abandon, la surface va accueillir deux aires de jeu (0-6 ans et 6-12 ans), des tables de ping-pong, etc. Des arbres seront abattus, mais les buttes à vélo seront conservées. À Warneton, l’aménagement intérieur et extérieur du dépôt communal est estimé à 500 000€.
Une rénovation bien nécessaire
La rénovation de la salle des sports de Ploegsteert a été estimée à 1 000 000€. «Nous avions l’intention de créer un énorme hall sportif, avec plusieurs terrains,commente la bourgmestre Alice Leeuwerck. Cependant, nous avons abandonné cette idée pour deux raisons: Infrasports ne subsidie plus ces gros projets et nous ne voulions pas exproprier des terres dont nos agriculteurs ont besoin. Le projet est de garder la taille actuelle, dans une rénovation bien nécessaire. En effet, la salle n’en est pas vraiment une puisqu’il s’agit d’une cour d’école couverte! Ensuite, il y aura toujours la possibilité d’une extension à l’arrière. Parallèlement, l’arsenal sera aménagé en salle des fêtes, puisque celles-ci seront interdites dans la salle.»
Autre projet à Ploegsteert: la transformation de la maison du directeur d’école, rue du Romarin, acquise par la Ville. Sept logements d’urgence et de transit vont y être aménagés pour un coût estimé à 800 000€.
Des voiries en très mauvais état
Des voiries devraient subir une réfection. Des travaux à l’avenue des Châteaux pour 357 000€ sont envisagés pour redonner du lustre à un axe très fréquenté: «La zone industrielle se mue en zone commerciale, précise la bourgmestre. Il y a aussi deux écoles et c’est une des voies d’accès de Comines. D’où l’importance de lui donner de l’attrait!»
La rénovation ne sera pas un luxe pour le chemin Duhem (42 458€). Même constat pour la pose d’un revêtement hydrocarboné dans les rues de la Howarderie, Warnave et du Gheer (149 808€). Un enduisage (218 400€) est prévu pour une dizaine d’autres tronçons.
Et terminons par le réaménagement du marché couvert à Comines, avec objectif de réduire les courants d’air (100 000€) et l’aménagement de huit points d’apports volontaires (89 600€) pour alléger nos poubelles.
Commentaire de Didier Vandeskelde après la présentation: «Vous avez bien étudié notre programme électoral puisqu’on y retrouve tous nos projets! J’aurais juste un regret parce que la rue de la Chapelle Rompue a été oubliée.»
«Un tronçon de trottoir sera refait et il ne s’agit ici que des projets du P.I.C.», a répondu Philippe Mouton.
Vote à l’unanimité. M-F.Ph l'avenir



samedi 4 mai 2019

Conseil communal de Comines-Warneton

«L’affaire Agisc»: 150 000€ de factures non budgétisées
Le 29 septembre 2018, la salle des sports de Warneton était inaugurée en grande pompe. Toutes les factures ne sont pas payées.
La trésorerie reste en bonne santé mais elle a perdu des plumes. La majorité martèle le message: chaque euro public sera justifié.
En présence de tous les élus, le conseil communal de Comines-Warneton a duré deux heures. Les chiffres en ont occupé une bonne partie. Le directeur financier, Régis Dumortier, a présenté la situation de caisse en date du 31 décembre 2018. La trésorerie courante s’établit à 11 914 139€, fin 2018, alors qu’elle s’établissait à 14 117 247€, fin 2017. Soit une baisse de 15,61%. Bien entendu, le bas de laine reste confortable, même si l’année 2018 lui a fait subir une cure de minceur. Les causes: l’engagement de 25 personnes et des investissements importants. Durant les quatre dernières années, la commune a enregistré 45 ETP supplémentaires.
Dans la foulée, l’échevin des finances, Didier Soete, a présenté les premières modifications budgétaires de 2019: 35 000€ budgétisés pour le Beau Vélo de RAVeL, 14 625€ pour les mâts à cigognes, 80 000€ pour la rénovation et l’extension de la sacristie de Comines, 18 500€ pour l’aménagement d’une plaine de jeux dans la résidence Charles Degroux, 10 000€ pour le Petit patrimoine wallon, etc. La plupart de ces réalisations seront subsidiées.
«C’est scandaleux!»
Autre somme: 150 000€ pour la salle des sports de Warneton, conséquence de factures non-budgétisées et donc non-payées par l’Agisc, l’ASBL qui gère les infrastructures sportives. «Nous demandons l’application de l’article 60 du règlement général de la comptabilité communale, précise Didier Soete. Le collège aurait pu voter la budgétisation de ces factures en vue du paiement mais, en sa séance du 9 avril, il a préféré renvoyer la décision au conseil communal, comme un signal à toutes les ASBL.»
«J’ai toujours pensé que l’argent public a plus de valeur que le nôtre, renchérit la bourgmestre Alice Leeuwerck. L’Agisc a vécu au-dessus de ses moyens, laissant des factures en attente pendant près de huit mois. C’est très dommageable d’autant plus que des entreprises locales attendent leur argent, avec risque de faillite. C’est scandaleux!»
L’échevin Marie-Eve Desbuquoit, qui avait inauguré la salle des sports le 29 septembre 2018 et qui préside l’Agisc depuis 2006, a nuancé: «Il y a bien eu négligence, mais, à leur décharge, les employés de l’Agisc sont surchargés de travail. En plus, Didier Leterme faisait le lien entre l’Agisc et la commune et il n’est plus là. Il faudrait engager une personne supplémentaire rien que pour le travail administratif.»
Réponse de la bourgmestre: «Il y a déjà 3,5 ETP, c’est bien suffisant. Dès que je prends la présidence de l’Agisc, il y aura une réorganisation du travail en vue d’une meilleure gestion.» Et d’évoquer les problèmes rencontrés par le Tennis Club de Warneton…
«Nous sommes la risée de tout le Hainaut»
Pour davantage de précisions sur les terrains du Tennis Club de Warneton, nous avons contacté la présidente, Angélique Paluzzano: «Je suis démontée, annonce-t-elle tout de go.
Cela n’était jamais arrivé dans l’histoire du club: nos terrains n’ont pas été homologués pour les interclubs parce que l’Agisc n’a pas passé commande des huit tonnes de terre battue. Depuis janvier, je les contacte pour ne pas nous oublier! Le résultat: les interclubs ont commencé samedi et nous avons dû aller au TC Olympos à Wervicq, alors qu’on a inauguré en grande pompe nos installations le 29 septembre dernier et que nous en étions si fiers! Nous sommes la risée de tout le Hainaut. Ce qui nous coûte 10€ par match, soit 60€ par rencontre. Et le dimanche, c’est 90€. Sans compter qu’on n’a aucun revenu lié aux boissons. En plus, l’Agisc ne nous a toujours pas donné de clés pour entrer ni dans la salle ni dans le club house du tennis.»
Pour agir dans l’urgence, les ouvriers communaux ont raclé la terre battue des terrains de Comines, l’ont tamisée, pour l’étaler à Warneton: «Cela n’a pas fonctionné, seul un terrain est plus ou moins utilisable. Finalement, il a été décidé de commander la terre battue en urgence, à une société de Wasquehal. Le 2 mai, les ouvriers communaux vont chercher la terre battue. Ensuite, il faut compter une dizaine de jours avant que les terrains soient prêts puisque la terre doit être régulièrement roulée. Pour le 18 mai, j’espère que tout sera OK.»
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En fin de séance, José Ryckebosch a demandé que l’on déroge à l’interdiction des 3,5 T au centre de Warneton pour les agriculteurs qui exploitent des terres en France et sont donc obligés de faire le détour par le pont du Badou.
Résultats: perte de temps, d’argent et de carburant.
Réponse de Didier Soete, échevin de la Mobilité: «Leur rêve de passer est mis en balance par la tranquillité des habitants! Aucune dérogation ne sera accordée pour le moment. Mais, il est possible d’en discuter dans le futur plan communal de mobilité.» Et de conclure: «L’interdiction des 3,5 T fait partie des dommages collatéraux des décisions que votre groupe a prises!»

mercredi 17 avril 2019

Le Collectif Citoyen a présenté à Comines sa liste hainuyère pour les élections fédérales du 26 mai prochain.

Une bonne quinzaine de candidats parmi les vingt-trois du Hainaut s’est présentée à Comines. Ce déplacement se justifiait par le fait que David Kyriakidis, du Bizet et conseiller communal du «mouvement citoyen communal» (MCI), mène la liste.
David Kyriakidis situe le projet: «Après les élections communales, nous avons rencontré de nombreux groupes de toute la Wallonie. Nous avons décidé d’un commun accord de présenter une liste commune, tant pour les élections régionales (cfr. nos éditions du 4 avril) que législatives de mai 2019. Sous la bannière «Collectif Citoyen».
De manière démocratique, les candidats ont été désignés via une élection interne, procédé quelque peu oublié par les partis traditionnels. Il y a une richesse dans la liste avec des qualités différentes et des compétences diverses. Ce sont des personnes impliquées dans la société. Avec l’expérience politique ou autre, nous savons ce que nous ne devons plus faire. Nous sommes confiants et pleins d’espoir sachant que les citoyens demandent un changement de la vision politique actuelle».
Parmi les membres de la liste, certains ont déjà eu une expérience politique, d’autres pas. «Notre manque d’expérience est une force pour ne pas entrer dans un système préfabriqué. Nous voulons être authentiques» précise la candidate athoise Leslie Berens.
Les deux candidates cominoises se situent: «Je ne veux pas être élue pour des intérêts personnels mais pour donner un souffle nouveau en connectant la réalité à la politique» (Florence Dekimpe, conseillère communale MCI) et «Je veux une politique plus réaliste et transparente, notamment par rapport aux soins de santé» (Caroline Vanhove). D’autres candidats hainuyers sont intervenus comme Renato Sallustio, d’Aiseau-Presles, engagé dans des mouvements citoyens depuis 20 ans: «Tous ensemble, nous devons réaliser un projet commun en mettant en œuvre nos capacités. Nous ne devons pas nous écarter du droit fondamental et de la charte sociale».
La liste pour les fédérales
Effectifs 1. David Kyriakidis (55 ans/Comines-Warneton) 2. Leslie Berens (26 ans/Ath) 3. Renato Sallustio 4. Marie-Alice Fosset 5. Laurent Deweer (36 ans/Bernissart) 6.Marie Delaby 7. Raymond Vignoble (64 ans/Meslin-l’évêque) 8. Viorica Radian 9. Pascali Tsartzidis 10. Rosa Saggese 11. Olivier Artielle (47 ans/Lessines) 12. Sylvie Lienard 13. Mike Bry 14. Laurence Nasdrovisky (53 ans/Chièvres) 15. Aurore Cochez
Suppléants:1. Jérémy Quintelier-Debeve 2. Marie-Josée Noppe (61 ans/Deux Acren) 3. Simon Dormal (31 ans/Flobecq) 4. Caroline Vanhove (46 ans/Comines-Warneton) 5. Jérôme Charlier 6. Florence Dekimpe (39 ans/Comines-Warneton) 7. Marc Denauw (54 ans/Estaimbourg) 8. Loredana Hubert 
 - L'Avenir


jeudi 28 mars 2019

Conseil communal mars 2019

Le conseil communal a bien vu l’opposition envoyer l’une ou l’autre pique, mais les débats étaient plutôt au pragmatisme.
Lundi soir, hors huis clos, le conseil a duré 2 h 30. Le plat de consistance était la nomination des représentants au sein de 46 ASBL, intercommunales et commissions. Une étape obligatoire après les élections; les élus sont partis pour six ans.
Nous vous épargnons la totalité des noms, dans un contexte où chacun a défendu son pré carré et où l’on voit des pions s’avancer sur l’échiquier; l’on pense à la présidence de Lysco, qui sera renouvelée en juin.
Bennes pour déchets compostables
La Ville participe à l’appel à projets «Territoire intelligent» en proposant d’installer dix points de ramassage de déchets compostables: «Dans nos sacs gris, il y a entre 40 et 50% de déchets organiques!, explique Philippe Mouton. Dans les villages, il est plus facile de composter que dans les centres urbains.»
Le coût des dix «bennes» est estimé à 112 000€. «Le système est complexe avec une double trappe gérée par badge, avec un détecteur qui, s’il perçoit de la matière non-organique, ne permettra pas de déverser les déchets.
Zéro déchet à la commune
En fin de séance, Florence Dekimpe a proposé une motion pour que l’administration communale adopte le «zéro déchet» et traque les plastiques à usage unique. «Le moment est opportun pour voter une telle motion, en surfant sur la vague de l’environnement, a expliqué l’élue MCI. C’est une étape, un signal fort que se doit de donner la commune.»
L’agriculteur José Ryckebosch approuve à 100%: «Depuis qu’il y a des marches pour le climat, je trouve qu’il y a encore plus de cannettes et de bouteilles! On dirait que l’effet est contraire à ce que l’on veut! Et la Région wallonne n’est même pas capable de modifier la législation. A-t-elle peur des lobbies?»
Quand les stocks seront écoulés, plus question de servir un café filtre ou une cannette à la commune: «Nous trouverons des solutions. À nous de montrer l’exemple», a conclu Alice Leeuwerck. Approbation à l’unanimité.
«Tourisme pour tous»
Le conseil a aussi approuvé le microprojet Interreg V Nicivalys, qui consiste en l’installation de mâts et plateformes pour les cigognes. De même que la Ville a introduit un projet dans le plan wallon d’investissement «Tourisme pour tous», dont le taux de subsidiation atteint 90%. «Il concerne l’accessibilité au centre de la rubanerie et au musée de la brasserie pour les personnes à mobilité réduite, selon la bourgmestre. Les sommes sont importantes: 80 000€ pour la rubanerie et 40 000€ pour la brasserie. Toutes les déficiences sont envisagées: surdité, malvoyance, de même que les handicaps physique et mental.»
Première évidence: l’installation d’un plan incliné! L’accès de la brasserie, fort peu pratique, sera facilité. D’ailleurs, les pavés bien nets enlevés sur la place de Ploegsteert ont été récupérés en vue de remplacer ceux, bien moins nets, qui se trouvent sur l’accès, à Warneton.
  - L'Avenir

mercredi 20 février 2019

Alice Leeuwerck face aux échevins de l’opposition



Alice Leeuwerck face aux échevins de l’opposition
Après six années comme conseillère, Alice Leeuwerck a accédé au mayorat à 27 ans. La libérale doit composer avec trois échevins de l’opposition.
D’où vous vient cette passion de la politique?
Ce n’est en tout cas pas un virus familial, car je suis la première à faire de la politique. Quand j’étais en rhéto, j’ai participé au parlement de la jeunesse et j’en suis revenue avec un sentiment mitigé. L’intérêt était présent, mais je craignais la lenteur administrative.
Diplôme en poche, je suis partie vivre un an au Pérou où j’ai découvert la pauvreté. J’ai d’ailleurs organisé une collecte où 300 kg de matériel ont été envoyés. De cette expérience, j’ai compris que la politique apportait une solution structurelle aux problèmes de la population bien plus profitable que l’aide ponctuelle.
Jusqu’à vous présenter aux élections de 2012!
Chantal Bertouille m’a demandé de participer au scrutin. J’ai accepté. J’ai toujours aimé donner mon avis et je n’aime pas que les autres décident à ma place. D’où mon engagement. Je suis quelqu’un de profondément libéral en ce sens que je défends la liberté de choix et de conscience, bien entendu dans les limites légales. Élue, je n’avais que 21 ans et j’étais aux études à Bruxelles, mais j’ai accompli très sérieusement mon travail de conseillère.
Six ans plus tard, tête de liste, vous devenez bourgmestre!
Au mois de mars, alors que je venais juste d’accoucher, j’ai été choisie comme tête de liste. La campagne a été éprouvante physiquement et psychologiquement. Le soir du 14 octobre, avec mes 1 150 voix, j’étais élue échevine. Nous sommes entrés en négociations, sans vouloir à tout prix le pouvoir. Et elles ont abouti à une majorité! Je crois très fort au destin! Aujourd’hui, je prends la fonction à bras-le-corps, même si j’ai mis du temps à me rendre compte que j’étais bourgmestre.
À cause du statut spécial, le collège se compose de trois échevins de la majorité et de trois de l’opposition. Comment se passe la cohabitation?
La situation n’est pas facile d’autant plus que l’ex-bourgmestre ff fait preuve d’une telle rancœur, d’une telle volonté de nuire! D’ailleurs, si j’ai des soucis de santé ou si je pars en vacances, le statut spécial prévoit que le poste soit occupé par la première échevine. Vous comprenez que je ne partirai pas en vacances et que je soigne ma santé! Par contre, en cas de congé de maternité, je peux choisir mon remplaçant! Toutefois, je prends la situation avec philosophie et vois le côté positif: cela nous force à connaître à fond nos dossiers.
Implantation Clarebout: une erreur historique

Dans des semaines marathon, Alice Leeuwerck enchaîne les réunions et découvre les dossiers: «Nous nous étions donné un mois d’analyse avant d’embrayer sur nos projets. D’évidence, il faudra davantage de temps pour assainir certaines situations, pour récupérer des catastrophes, car nous trouvons des cadavres dans les placards. Un exemple: l’Office du tourisme où le laisser-aller de la gestion a été effrayant.»
Autre contrariété fumante: l’entreprise Clarebout: «Avoir accepté l’implantation est une erreur historique, de celle que l’on faisait dans les années 1960 où les nuisances étaient sacrifiées sur l’autel de l’essor industriel. Le permis a été octroyé et la société veut s’agrandir avec un deuxième congélateur. Attendons que le dossier arrive au collège… Pour ce qui est de la plateforme, Comines-Warneton est victime de la stratégie géopolitique comme seul endroit de Wallonie où coule la Lys. Notre marge de manœuvre est très limitée.»
Certains projets lui tiennent à cœur: «Nous voulons aménager une grande zone verte dédiée aux familles où l’on pourrait pratiquer plusieurs activités: des jeux, mais aussi du jardinage, des fêtes avec une salle de réception, etc. Nous cherchons à acheter des prairies. Il manque également une salle de sports de qualité où l’on pourrait recevoir dignement les clubs sportifs et les supporters. La rénovation, avec agrandissement du site, de la salle de Ploegsteert est une piste. Nous avons aussi dressé la liste de vingt maisons vides, qui sont propriété communale, que nous rénoverons en logements d’urgence. Ensuite, il y a l’ex-Blokker destiné à abriter des services communaux.»
À chaque fois, elle entend jouer la transparence en organisant des réunions avec les citoyens, en informant au mieux la population
Alice Leeuwerck face aux échevins de l’opposition
Alice Leeuwerck face aux échevins de l’opposition

Un commentaire de Marie-France Philippo: Le pays des merveilles

 Alice Leeuwerck face aux échevins de l’opposition 
ÉdA
Elle nous reçoit en baskets et en chemise de jeans. Elle a beau être bourgmestre d’une commune de 18 000 habitants, Alice Leeuwerck n’en reste pas moins une jeune femme de son temps. Derrière un parcours scolaire, professionnel et personnel exemplaire se cache une volonté de fer, mais aussi de faire. Une sorte d’hyperactivité qu’elle met au service de la société.

Adepte du pragmatisme, elle ne considère pas que «tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes», surtout dans la situation particulière que lui impose le statut spécial. Elle ne possède pas de baguette magique, qu’importe: elle joue la carte du travail, de la transparence, de la diplomatie, de la solidarité et de l’optimisme. Et elle suit son destin, sa bonne étoile. Advienne que pourra.

Bien sûr, cette vie-là n’est pas un long fleuve tranquille et nul n’est parfait, ni elle-même ni ses partenaires de majorité, mais cette tripartite fait assurément souffler un vent de renouveau sur une entité qui se sclérosait. Il reste à présent à tenir la distance, à joindre les actes aux intentions, avec une majorité fragile, des dossiers complexes et des terrains minés. D’évidence, Alice n’est pas au pays des merveilles, mais son enthousiasme et sa jeunesse font mouche.

jeudi 24 janvier 2019

Comines-Warneton - N58: le SPW tronçonne à tout va

N58: le SPW tronçonne à tout va
Le conseil communal a été serein, avec juste l’une ou l’autre pique. L’environnement a été au cœur des débats.
Lundi soir, la première séance annuelle du conseil communal de Comines-Warneton a duré 1 h 15. Seuls douze points étaient au menu, mais les élus ont discouru tant et plus, surtout sur des sujets liés à l’environnement.
Le conseil a débuté par une minute de silence en mémoire de Didier Leterme, chef du bureau administratif à la commune, décédé le 11 janvier suite à un malaise cardiaque, à l’âge de 58 ans:
«Son départ constitue une lourde perte pour la commune, a commenté la bourgmestre Alice Leeuwerck, puisque c’était un expert dans de nombreuses matières. Pour beaucoup d’entre vous, c’était aussi un ami.»
Il faudra justifier
Les élus ont approuvé le fait que, dorénavant, toute association locale qui reçoit un subside communal devra introduire chaque année des justificatifs d’utilisation des sommes perçues. Au nom d’Action, Charlotte Gruson s’est inquiétée de savoir qui allait vérifier et quels seraient les critères appliqués.
Réponse d’Alice Leeuwerck: «L’échevin des Finances, Didier Soete, et l’échevin vérificateurs des comptes, Clémentine Vandenbroucke, sont en charge des contrôles». Pour ce qui est des critères, «il n’est pas question de demander un bilan de société, mais bien une comptabilité restreinte. Nous voulons juste garder un œil sur l’argent public distribué», a rassuré Didier Soete.
«Un vrai carnage»
La révision du Schéma de développement du territoire (le SDT) du gouvernement wallon a soulevé quelques interrogations sur les enjeux environnementaux communaux. L’échevine Marie-Eve Desbuquoit en a profité pour s’interroger sur l’abattage massif des arbres le long de la N 58.
«C’est un vrai carnage, un champ de bataille. Nous avions demandé au SPW de couper les arbres morts et dangereux, pas de raser! Tout est abattu, même des arbres écologiquement intéressants, comme l’aulne butineux, qui fournit des graines aux oiseaux. Même chose pour les charmes du chemin du petit bois. Avez-vous eu un contact avec le SPW?»
«Oui, répond Alice Leeuwerck. Nous l’avons contacté quant à l’évacuation du bois et des branchages qui jonchaient la chaussée. La situation était dangereuse, d’autant plus que des citoyens viennent tronçonner sur place pour se servir en bois sur les chemins latéraux, mais aussi sur la bande de sécurité. Le SPW a répondu qu’il fallait laisser faire les citoyens, que cela participait au déblayage, mais que tout sera fait pour nettoyer le site au plus vite.»
«Cet abattage pragmatique, renchérit Philippe Mouton, gaspille la richesse naturelle. Cette masse végétale sera broyée. Vu le coût de l’entretien, on préfère tout raser. C’est bien dommage…»
José Ryckebosch a souligné le danger des arbres le long de la N58, d’autant que beaucoup avaient poussé tout en longueur et étaient peu résistants: «Ce samedi, du côté d’Ath, je suis allé à l’enterrement d’un jeune dont la famille est de notre région: sa voiture a heurté un arbre! Il y a 15 ans, mon neveu s’est tué contre un arbre de la N58! Je suis contre les arbres le long des routes…»
 - L'Avenir

mardi 15 janvier 2019

Le Bizet - Gouverner ensemble: le leitmotiv de la majorité

Le collectif «Ensemble» porte bien son nom. Son but: travailler de concert avec ses alliés, en transparence, pour le bien des citoyens.
Ce dimanche, au restaurant «La Howarderie», il y avait bien plus de monde qu’à l’accoutumée! Quelque 120 personnes étaient présentes pour ce qui était plutôt les vœux de la majorité puisque les sympathisants d’Écolo et de MCI s’étaient joints aux réjouissances.
Jean-Marie Lemenu a joué les maîtres de cérémonie: «Après 66 ans d’opposition, nous avons enfin un bourgmestre en nos rangs! Mais nous restons modestes, car les élections ont été gagnées grâce à Écolo et au MCI, sans qui rien n’aurait été possible.»
«Qui l’eut cru?, a renchéri la bourgmestre Alice Leeuwerck. Enfin, nous avons mis un arrêt à la terreur qui régnait à Comines-Warneton. Enfin, on ne vous jugera plus sur vos idées politiques! Nous sommes les garants de la démocratie locale.» Elle est revenue sur son jeune âge: «J’ai mis du temps à croire que j’étais vraiment bourgmestre! Non, je ne suis pas la stagiaire, je suis vraiment bourgmestre! […] On ne va pas tout changer tout de suite. Il faut du temps pour comprendre les tenants et les aboutissants des dossiers mais, au sein de la tripartite, nous travaillons ensemble. D’ailleurs, nous finalisons une page Facebook conjointe par laquelle nous communiquerons.»
Quant à André Gobeyn, il est revenu sur le statut spécial. «J’ai lu des tas d’horreurs sur les réseaux sociaux comme quoi notre majorité était antidémocratique, car c’est Marie-Eve Desbuquoit qui avait le plus de voix. C’est absolument faux! Le bourgmestre est celui qui obtient le plus de voix dans la majorité; ce qui est le cas puisque nous avons constitué une majorité de 13 sièges, contre 11 Action et un flottant. Sans le statut spécial, Action n’aurait aucun échevin et ne posséderait pas la présidence du CPAS, puisque ses élus sont choisis par les conseillers communaux et non par la population.»
Pour l’heure, celui qui est chef de groupe au conseil s’attelle au renouvellement des commissions: «Nous découvrons des choses abominables, des petits arrangements entre amis. Nous allons mettre de l’ordre!»
«Chacun peut donner ses idées»
Conseillère communale depuis 1977, avant d’être échevine, puis à nouveau conseillère, Chantal Bertouille s’est exprimée avec beaucoup d’émotion. Après 41 années dans l’opposition, elle fait enfin partie de la majorité. Elle a remercié tous ceux qui ont travaillé pendant la campagne électorale et ont soutenu le collectif.
Les deux présidents de la tripartite ont été invités à prendre la parole. «On a crapahuté pendant des décennies pour y arriver et on y est!, s’est réjoui Philippe Mouton. Nous travaillons à plus de justice et nous sommes sur la bonne route!»
«Les candidats de mon parti ont été traités de tous les noms, d’alcooliques et j’en passe, et à présent, nous sommes dans la majorité, a déclaré David Kyriakidis. Très vite, j’ai ressenti qu’à trois nous formions une équipe soudée. J’ai vécu un vrai calvaire quand j’étais dans la majorité avec Action. Nous étions en dictature. À présent, je vis un vrai bonheur où chacun peut donner ses idées.»
M-F.Ph l'avenir